Food on the Edge :
le festival irlandais à suivre

Le plus pointu des événements gastronomiques irlandais, Food on The Edge, accueillera à Galway les 21 et 22 octobre plusieurs chefs Relais & Châteaux pour partager leur engagement sur la pêche durable.

Food on the Edge : |le festival irlandais à suivre

Le plus pointu des événements gastronomiques irlandais, Food on The Edge, accueillera à Galway les 21 et 22 octobre plusieurs chefs Relais & Châteaux pour partager leur engagement sur la pêche durable.

Depuis 4 ans, le festival culinaire Food on The Edge investit Galway, sur la côte Ouest de l’Irlande. Son but : créer un espace de discussion bienveillant pour les chefs du monde entier et les producteurs où les échanges portent sur l’avenir de l’alimentation, et pas uniquement sur la gastronomie. Parmi les thèmes de l’édition 2019 : les migrations, le gaspillage alimentaire, l’éducation au goût et la pêche durable, sur laquelle témoigne ces trois chefs Relais & Châteaux.

Guy Owen — Idle Rocks, Royaume-Uni

Pêcheur amateur, Guy Owen a observé par lui-même la raréfaction des prises, notamment de bar. Il a à cœur de travailler en pêche locale, en veillant à se documenter sur l’état des stocks, grâce au guide « The Cornwall Good Seafood ». Le merlu a su le séduire, notamment accommodé avec du chou-fleur, du curry et du raisin. Et pour remplacer le cabillaud du fish and chips, la lingue et le labre ont leur carte à jouer ! Si les espèces sont importantes, les méthodes de pêche le sont tout autant. Ainsi, pour les Saint Jacques, il privilégie celles de plongée, dont la récolte n’abîme pas les fonds marins, contrairement à la pêche à la drague.


Silvia Baracchi — Il Falconiere, Italie

Ce n’est pas parce qu’elle œuvre dans la campagne toscane, loin de la mer, que la cheffe Silvia Baracchi néglige les produits de la mer : elle a fait du maquereau son poisson de prédilection, pour sa durabilité, mais aussi pour sa richesse en oméga-3. Elle tient à l’accompagner de fruits et légumes des environs, en accord avec son principe de kilomètre zéro. Le plus important pour elle ? Réussir à expliquer aux invités ses choix responsables, pour les inciter à découvrir de nouveaux poissons et réduire la pression sur ceux aux stocks déjà fragiles.


James Coffey — Park Hôtel Kenmare, Irlande 

Moins d’espèces, en quantités moindres : depuis 5 ans, la situation en Irlande préoccupe James Coffrey, qui a opté pour la pêche artisanale et veille aux méthodes de pêche utilisées, conscient que l’approvisionnement d’un hôtel a un réel impact. Plutôt que du turbot, il a adopté le grondin, à la texture si dense qu’on peut le rôtir, et préfère remplacer le saumon fumé traditionnel par de la truite ou de l’omble chevalier, pour éviter l’élevage intensif. Il appelle à repenser les méthodes d’élevage du saumon, en les éloignant des embouchures de rivière, en réduisant le nombre d’animaux, et en utilisant algues et labres pour créer des habitats plus naturels et limiter le recours aux antibiotiques. À nous tous de prendre notre part de responsabilité en veillant à ce que nous mettons dans nos assiettes.

 

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